Mme Good et M. Pretty sont dans un bateau…
Non, personne ne tombe à l'eau, ils sont juste mal
embarqués.
M. ICE monte à bord.
Là, il faut que je vous explique qui est M. ICE. C'est un
gros bonhomme très peureux. Tout lui fait peur. Vous vous êtes déjà amusé quand
vous étiez enfant à lever brusquement la main devant votre pote, ce qui
provoque chez lui un réflexe de protection, comme si vous alliez le
frapper ? Eh bien avec M. ICE, ça marche à tous les coups. Et même
mieux : vous reculez devant lui, paf ! il vous cogne ; vous vous
éloignez rapidement, bang ! il vous tire dessus. Ah oui, parce qu'il faut
que je vous dise que M. ICE collectionne les armes à feu, au point qu'il est
prêt à vous piquer la vôtre.
Si j'étais enclin à le regarder avec bienveillance, je
dirais qu'il est malade, qu'il souffre de paranoïa, persuadé d'être persécuté,
poursuivi, menacé par on ne sait qui, donc potentiellement par chacun ; vu
ses antécédents, je le crois même schizophrène, vivant dans un monde qu'il crée
autour de lui, un monde qui lui appartient, où il est tout puissant, le maître
absolu.
Donc M. ICE est monté à bord. Vous voyez la scène ? Son
poids fait gîter le bateau, M. et Mme tentent de rétablir l'assise, ce qui
provoque la gîte inverse. M. ICE s'inquiète, réagit en contrecarrant, Mme et M.
répondent. Finalement le bateau tangue, tangue, tangue de plus en plus,
l'amplitude devient telle que splash ! nos trois personnages sont à la
baille !
Oh la la !
Qu'est-ce qui se passe ensuite ? M. ICE, très gros et
très lourd disparaît purement et simplement, il se dissout dans des
profondeurs. D'un coup il n'y a plus personne. Qu'est-ce qu'il s'est
passé ? c'était qui ? Rien, c'est pas lui !
Mme Bonne et M. Joli eux, n'ont pas survécu.
Ils sont morts.
Ouf ! Ce conte pour adultes ne se passe heureusement
pas chez nous, mais dans ce beau pays que sont les Etats-Unis d'Amérique. On
savait déjà depuis "In God We Trust" que les USA se tournaient vers
le Seigneur et chantaient sa protection dans "God Bless America",
sorte d'hymne étasunien bis. Une partie du peuple invoque Jésus en toute
occasion. À travers plusieurs reportages et documentaires, j'ai remarqué que ce
sont ceux-là mêmes qui rejettent les minorités et combattent leurs soutiens. Je
savais tout cela. Je ne m'attendais pas à ce qu'un éminent américain, éminent
parce que milliardaire et libertarien, introduise l'Antéchrist dans le décor.
On ne pensait pas à lui, on avait tort, il est apparemment bien là.
Du coup (eh oui, moi aussi "du coup"…), je
revisite la scène avec Mme Bonne et M. Joli. Je ne sais pas tout, mais je ne
pense pas que Jésus ait souhaité la mort de ces deux Étasuniens. Surtout avec
des noms pareils, Bonne et Joli ! Qui donc a guidé l'intervention de M.
GLACE si elle est une intervention contraire aux préceptes de Jésus ? Est-ce
que ce serait l'Antéchrist himself ? M. GLACE qui tue qui est bon
et joli, bonne et jolie, serait alors le bras armé de l'Antéchrist ? Qui
fournit les armes à M. GLACE ? Ne me dites pas que c'est… le Donald !
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